barbouilles, scribouilles & autres bidouilles

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lundi, juin 20 2011

Je ne peux pas m’empêcher

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La vacuité dont parle le bouddhisme, est souvent vue en occident comme quelque chose de vide à atteindre (?). C’est au contraire une possibilité infinie, en chinois c’est <ku>, un des sens de <ku> est ciel. Les Chinois l’utilisent dans un sens d’espace illimité qui contient toutes choses, on pourrait tout aussi bien utiliser le mot « plénitude ». Mais ce n’est pas non plus un concept abstrait dont on pourrait avoir une compréhension intellectuelle correcte. La vacuité n’est accessible que par sa réalisation directe.

lundi, juin 13 2011

Moi, moche et méchant

Comme nous l’enseigne le premier enseignement donné dans le Sûtra du coeur par Avalokiteshvara : nous ne sommes pas ce que nous croyons être, ce que nous croyons être n’est qu’une identification (à notre corps, notre ego, notre statut social, nos biens matériels). Et si le « je » de la personne, est dépourvu d’existence intrinsèque, donc dépourvu de « soi », alors toutes les choses qui sont à « moi » sont, elles aussi, vides d’existence intrinsèque. C’est ce qu’on appelle la « vacuité » : non seulement nous ne sommes pas nos identifications habituelles, mais celles-ci ne sont que des constructions sans consistance réelle, il n’y a donc rien qui risque d’être attaqué, rien à défendre. Mais le « pire » c’est que l’être humain, en général, se satisfait même pas (ou très rarement) de ces identifications virtuelles et cherche toujours à acquérir ce qu’il n’a pas ou se débarrasser de ce qu’il a et qui ne lui convient pas. Il se complique toujours sa vie courant après une réalité virtuelle qui lui servirait à posséder ce qu’il a déjà : la capacité à être heureux.